Jeudi 26 Avril 2007
BOOKLEEG
Par Laurence et Jean-Michel etatdemarche, Jeudi 26 Avril 2007 à 14:52 GMT+2 dans carnet de bord
Jeudi 26 Avril 2007
Par Laurence et Jean-Michel etatdemarche, Jeudi 26 Avril 2007 à 14:52 GMT+2 dans carnet de bord
Dimanche 15 Avril 2007
Par Laurence et Jean-Michel etatdemarche, Dimanche 15 Avril 2007 à 18:56 GMT+2 dans carnet de bord

Eloge de la lenteur de Nurten Aka
D'une promenade à pied entre Bruxelles et
Paris, Laurence Vielle et Jean-Michel Agius ont créé "Etat de marche",
aux Tanneurs. Ils questionnent le temps.
Un pari fou ? Pas plus fou
que le dernier TGV français poussé à 574,8km/h. Eux, c'est plutôt 20 à
25 Km par jour. Laurence Vielle est une comédienne et auteur
bruxelloise, Jean-Michel Agius, un vidéaste et chorégraphe de Paris.
Entre les deux capitales, une heure trente en train, quelques mois à
pied. Ils sont donc partis, cartes en main, sac à dos, avec caméra,
dictaphone et carnets de notes. "Sur la route", ils ont pris les
chemins de traverse, préféré la terre à l'asphalte, passant par la mer,
les marais, les canaux et les forêts, logeant chez l'habitant.
Issu
de cette marche au long cours, presque banale face au mythique
Katmandou, le spectacle souffle une poétique "beat", parfois
vertigineuse, avec ses fragments, de mots, d'images, de musique et de
danse.
Sur scène, une table, un ordinateur, un micro, la
conteuse, le danseur. A leurs côtés, Catherine Graindorge au violon et
Elie Rabinovitch donnent de vraies impulsions à cette recherche du
ralenti.
Le spectacle enchaîne les séquences avec souplesse. Il
raconte le pouvoir de marcher qui "défie l'attraction terrestre". Plus
loin, Jean-Michel Agius, accroché à un sac à dos, danse la marche
éternelle, tandis que Laurence Vielle rappelle les "piétons
planétaires", des artistes Abramovic et Ulay, qui ont parcouru la
Grande Muraille pour tenter de se retrouver, à l'humble marche des
femmes d'Afrique en quête d'eau. Enfin, ils relatent, non sans humour,
les préparatifs du voyage, ses étapes et ses nombreuses rencontres.
Laurence Vielle, de sa voix singulière, douce et cassée, avec ses
doigts qui virevoltent et son corps tendu, nous balance une trentaine
de portraits anonymes, de Jérôme le cueilleur de plantes à Anderlecht à
Georges, de Clermont, qui fabrique du cidre et offre des spéculoos, en
passant par Daniel aux cheveux qui n'aime rien dans la vie et d'autres,
passionnés, qui ont pris le large. Le spectacle se termine aux premiers
pas dans Paris où les deux artistes-vagabonds dansent une tentative
d'accorder leurs gestes, bras dessus, bras dessous, main dans la main,
parce que "les jours filent entre nos doigts".
Programmé à
Avignon cet été, "Etat de marche", est un spectacle d'émotions et de
redécouverte du monde à deux pas de chez nous. Porté par une équipe
généreuse, le spectacle dépasse le récit du voyage personnel. S'il nous
donne envie de faire l'école buissonnière, il pose, avant tout, une
réflexion salutaire sur le temps qui file, avec un regard critique sur
la vitesse d'une société qui n'épargne pas les paysages "C'est un
miracle quand, entre deux villages, nous suivons un chemin de terre".
Bruxelles, Théâtre Les Tanneurs, jusqu'au 21 avril à 20h30
copyrigth Photos : Valérie Carro
Mercredi 11 Avril 2007
Par Laurence et Jean-Michel etatdemarche, Mercredi 11 Avril 2007 à 20:30 GMT+2 dans carnet de bord




